Les opposants au terrain de quads à Pihen se font entendre...
Réunion publique autour de l'implantation
d'un terrain de quads à Pihen,
Les opposants se font entendre !!!
--> NORD LITTORAL 02 Février 2010


Le texte :
Réunion publique autour de l'implantation d'un terrain de quads à Pihen
Les opposants se font entendre
Bon nombre de Pihenois avaient coché la date du 28 janvier sur leur agenda. C'est en effet jeudi soir que s'est tenue la réunion publique relative à l'implantation d'un terrain de quads sur la commune.
La salle des fêtes a ainsi accueilli une centaine d'habitants de Pihen-les-Guînes, bien sûr mais aussi de Saint-Inglevert et de Leubringhen, pour l'essentiel des opposants du projet, placés sous la bannière de l'association Ruralité Tranquillité.
Son président, Arnauld Berthoux, a réaffirmé son refus de voir s'implanter à moins de 500 mètres des premières habitations un terrain d'évaluation où 14 quads, développant 80 décibels chacun, circuleront trois heures par jour, sept jours sur sept. «Et il s'agit là d'un minima car nous le disons depuis le départ, ce projet s'inscrit dans une logique commerciale. »
Prochaine étape, l'enquête publique
Malgré ces nouvelles attaques, Jean-Luc Marot, maire de la commune, a réaffirmé son soutien au projet en acceptant de lancer la révision simplifiée du PLU dont l'objet est de transformer la zone des Chauffours, aujourd'hui terrain agricole, en zone de loisirs.
Aux côtés du maire, Richard Gosse, président de la communauté de communes du sud-ouest du Calaisis, a défendu le projet «comme un élément de promotion de la région, de développement économique et touristique, créateur d'emplois directs et indirects. » Richard Gosse est d'autant plus persuasif que c'est la CCSOC qui donnera son aval au projet, le conseil municipal de Pihen-les-Guînes n'étant consulté que pour donner son avis, sans aucun pouvoir décisionnel, transfert de compétences oblige.
Les experts du cabinet BPH ont de leurs côtés confirmé que « la nature n'aura pas à pâtir de ce projet, les merlons implantés autour du terrain permettront de limiter encore davantage les impacts visuels et sonores et un meilleur ruissellement des eaux de pluie par des fossés créés à leur base. » Plans et vues aériennes à l'appui, les géomètres ont tenté de démontrer que les distances et les zones boisées entre les habitations et le futur circuit sont suffisantes pour limiter les bruits générés par l'activité motorisée.
De son côté, Nicolas Potterie, agriculteur et propriétaire des 2,8 hectares de terre agricole destinés à cette activité de loisir, a tenté de calmer le jeu : « Mon activité se déroulera principalement sous la forme de randonnées sur les communes environnantes. Le terrain ne sera qu'une étape technique, il ne sera pas ouvert à la journée et tout le monde ne pourra pas y venir pour y faire n'importe quoi.»
Pas de quoi rassurer les opposants qui entendent bien profiter de l'étape suivante, et l'ouverture d'une enquête publique pour émettre leurs nombreuses réserves sur le projet : « A l'heure du Grenelle de l'environnement et du sommet de Copenhague, soutenir un tel projet est scandaleux. Nous sommes les premiers favorables au développement économique et touristique de la commune mais on souhaite que cela se fasse dans une démarche écologique et respectueuse des citoyens. »
T.S-M